Photographe contemporain New Yorkais de 43 ans, Ryan McGiney décide de partir vivre pour l’East Village new-yorkais après la mort de son frère atteint du SIDA.

Il s’inscrit à la Parson School of Design pour devenir peintre mais trouve finalement sa vocation dans la photographie.

 

Incarnation du Bad Boy le jeune photographe, multiplie fête et défonce avec ses amis skaters et graffeur. C’est alors que débute son style si particulier en saisissant ces moments d’intimités avec ses amis. Son style me fait d’ailleurs beaucoup penser au photographe Paolo Raeli, qui a cette même pratique de la photo et dont j’ai déjà eu l’occasion de vous présenter son histoire et son travail.

 

«J’ai toujours pensé que j’étais hors de la société, confie McGinley à Gus Van Sant dans un entretien de 2012. J’ai documenté plein d’expériences intimes avec des gens dont j’étais proche. Mes premières photos sont ma vie.»

 

En 1999, il rassemble les clichés de ses amis, petits amis, connaissances dans le livre auto-publié The Kids Are Alright en référence au groupe de rock The Who.

Il gère lui-même la mise en page et la publication. Il en vendra 50 exemplaires sur les 100 qu’il aura produit. Le reste des 50 exemplaires invendues, il les fera parvenir à des artistes, galeries et personnes d’influence dans le milieu artistique new-yorkais.

En 2003 il organise sa 1er exposition. : « The Kids are alright » au Whitney Museum de New York. L’exposition mit alors le jeune homme de 26 ans en pleine lumière.

La même année, il fuit New York pour une maison de campagne du Vermont, et redécouvre la légèreté de cette nature dans laquelle il jouait, durant son enfance.

Comme à New York, Ryan McGuinley continue à photographier ses amis, avec une certaine touche de nudité en plus.

Il commence à se faire un nom dans la seine artistique et reçois ses premiers prix :

  • Photographe de l’Année en 2003 par le magazine American Phot
  • Prix jeune photographe Infinity Award par le Centre international de la photographie en 2007

 

Plus tard sa pratique se professionnalise et s’organise, depuis 16 ans, chaque été, il embarque avec lui dans des road trips des modèles recrutés à l’aide d’un directeur de casting.

 

«Il faut être ensemble pendant de longues périodes, devenir intimes et faire toutes sortes de choses intenses. C’est comme une colonie de vacances, la tournée d’un groupe de rock, ou un cirque ambulant.»

« Quand il s’agit de photographie, d’une photo qui me satisfasse, tout est dans l’excès. Prendre une photo, la reprendre, et encore, pendant que le sujet fait et refait l’action. »

 

Cette série présente de jeunes mannequins nus et insouciants en plein air, qu’il appelle « an evidence of fun ».

Ses clichés célèbrent la jeunesse, la liberté, la beauté.

Son style instantané présente le plus souvent des ados nus qui s’éclatent dans une nature colorée.

Image euphorisante, pleine de passion et de joie de vivre dans une intimité irrévérencieuse.

 

Cette personnalité si hédoniste, a-t-elle rendu le photographe si hors du monde, celui qui a quitté la galerie Agnès B pour celle de son rutilant confrère, Emmanuel Perrotin ?

 

@ryanmcginleystudios

 

 

1001 Photographies – Flammarion

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ryan_McGinley

http://www.artnet.fr/artistes/ryan-mcginley/

https://www.liberation.fr/photographie/2013/12/22/ryan-mcginley-ados-adores_968419